Plusieurs États membres (Grèce, Portugal, République tchèque, Slovaquie, Hongrie, Autriche, Luxembourg) demandent déjà à Bruxelles de prévoir une période de transition pour prolonger les dispositions de la Pac actuelle en 2028, estimant que le calendrier prévu est intenable. Alors que les discussions sur le cadre financier pluriannuel de l’UE post-2027 débutent tout juste, la Commission européenne travaille déjà aux recommandations qu’elle compte envoyer à chaque État membre pour la future Pac. Des discussions bilatérales ont commencé avec huit États membres et se poursuivront jusqu’à l’automne avec l'ensemble des Vingt-sept. « Les premiers projets de recommandations sont attendus mi-2026, puis une seconde mouture sera présentée fin 2026 », a précisé le commissaire européen à l’Agriculture Christophe Hansen, lors de la réunion des ministres de l’UE le 23 février à Bruxelles.
Les ministres Annie Genevard (Agriculture) et Aurore Bergé (Égalité entre les femmes et les hommes) ont présenté, le 23 février au Salon de l’agriculture, le plan gouvernemental pour « favoriser la place des femmes en agriculture ». Parmi les mesures les plus marquantes : la création dès 2026 d’un mentorat dans l’enseignement agricole (« une agricultrice, une élève ») ou encore, pour les femmes en congé maternité, l’accès au service de remplacement à des « horaires plus adaptés à leurs besoins », et ce « à partir de l’été 2027 ». En élaboration depuis mars 2025, le plan compte 41 actions, réparties en six axes : communication, enseignement, accompagnement au quotidien, installation-transmission, statut et conditions de travail, instances de gouvernance.
À l’occasion du Salon de l’agriculture, le 23 février, la MSA a présenté sa « charte d’engagements » en matière de simplification. Celle-ci est issue d'une très large concertation des ressortissants de la sécurité sociale agricole menée en 2025. Dans le document, la MSA s’engage à simplifier 20 situations et outils mis à disposition des adhérents. La Sécu agricole poursuivra ses efforts sur la digitalisation, demandée par les adhérents : démarches en ligne facilitées et enrichies, possibilité de déposer les arrêts de travail directement sur le site dès 2026, nouveau site internet en 2027. Certaines dispositions sont aussi inscrites dans la période de la COG 2026-2030 (Convention d’objectifs et de gestion) : connexions plus simples, délais de traitement communiqués dès la demande, données mieux protégées, etc.
À l'occasion d'une conférence de presse le 23 février, l'Ademe a présenté les résultats de son étude sur l'impact environnemental des cultures énergétiques émergentes, se concentrant sur le paulownia, le bambou et la silphie, pour lesquels l'agence appelle les agriculteurs et les pouvoirs publics à la prudence. Ces trois espèces ont plusieurs points communs, a souligné l'agence : les conséquences de leur culture en France sont peu étudiées ; elles sont pour l'instant associées à des pratiques de gestion dites intensives (irrigation, fertilisation) ; elles sont exotiques et donc associées à un risque de développement de plantes envahissantes ; elles engendrent des changements d'affectation des sols et une pression accrue sur la ressource en eau.
Les ministres de l’Agriculture ont entériné, le 23 février, comme annoncé, le paquet de mesures destiné à répondre aux difficultés du secteur viticole européen. Le texte doit à présent être publié au Journal officiel de l’UE, et il entrera en vigueur vingt jours après. Dans le détail, ces mesures doivent permettre de mieux aligner l’offre et la demande en offrant notamment la possibilité d’utiliser des fonds de l’UE pour l’arrachage, ainsi que de définir les plafonds nationaux de paiement pour la distillation du vin et la vendange en vert à 25 % des fonds disponibles par État membre. En outre, le texte prévoit de remplacer la date limite de plantation par une période de révision décennale.