Dans un communiqué du 10 avril, la FDSEA, les Jeunes agriculteurs et la Coordination rurale du Var annoncent une « mobilisation forte et unie » lundi 13 avril, à l’occasion de la visite d’Annie Genevard à Brignoles. La présence de la ministre de l’Agriculture est annoncée pour l’inauguration de la casserie de la Compagnie des amandes. Les syndicats – qui avancent une dizaine de revendications très diverses – veulent profiter de la venue de la ministre pour lui « ouvrir les yeux » sur les difficultés de l’agriculture locale. « L’agriculture varoise meurt, nos dirigeants regardent ailleurs », lancent-ils dans leur communiqué, notant que les producteurs du département ont « perdu 300 M€ de chiffre d’affaires » en 2025, « tandis que les investissements ont reculé de 15 % ».
L’équarrisseur Akiolis a inauguré le 10 avril « la première installation française de cogénération biomasse à partir de farines animales », sur son site de Saint-Langis-lès-Mortagne (Orne), d’après un communiqué publié le même jour. Cette centrale produit de la vapeur – utilisée sur place – et de l’électricité – injectée dans le réseau –, avec l’objectif de diminuer de 80 % la consommation d’énergie fossile de l’usine. De quoi « réduire fortement la dépendance au gaz » (-124 GWh/an) dans un « contexte international instable », souligne l’industriel intégré au groupe belge Tessenderlo (2,6 Md€ de CA).
Biolait a annoncé le 10 avril qu’il va lancer une étude pour évaluer l’opportunité de mettre sur le marché un ou plusieurs produits en marque propre. (Lire la suite dans l'Agrafil)
A la Réunion, un conflit de gouvernance ébranle depuis plusieurs semaines l’union coopérative Urcoopa, a relaté France Info le 7 avril, jour d’une décision provisoire de justice maintenant en place l’actuel président contre les représentants de deux coopératives constitutives qui ont tenté de prendre le pouvoir par un conseil d’administration le 20 mars (Lire la suite dans Agra Fil).
Le 10 avril, la proposition de loi (PPL), adoptée par le Sénat, visant à permettre aux salariés de certains établissements et services de travailler le 1er mai, a été rejetée par l’Assemblée nationale, après une séance particulièrement houleuse. (Lire la suite dans l'Agrafil)
Biolait a décidé de s’attaquer à la question de la perte de rentabilité de la collecte dans les zones à faible densité laitière à l’occasion de son assemblée générale tenue les 1er et 2 avril. (Lire la suite dans l'Agrafil)
Dans un communiqué de presse du 8 avril, la CFE-CGC Synapsa, deuxième organisation syndicale des cadres dirigeants des caisses de la MSA, alerte sur les orientations envisagées pour la COG 2026-2030 (Convention d’objectifs et de gestion). (Lire la suite dans l'Agrafil)
Dans un communiqué du 9 avril, le négociant international Cargill, détenant également des sites de transformation agroalimentaire, a annoncé un investissement de 25 M€ visant à décarboner son usine basée à Baupte (Manche). (Lire la suite dans l'Agra Business)
La France a augmenté de 13 % ses capacités de production de gaz renouvelable en 2025, se hissant sur la première marche du podium en Europe, avec des capacités équivalentes à la consommation annuelle d'environ un million de foyers, selon le Panorama des gaz renouvelables 2025 publié le 9 avril. (Lire la suite dans l'Agrafil)
Dans un communiqué du 10 avril, Ceva santé animale annonce l’arrivée de Sébastien Huron au poste de directeur général, « avec effet immédiat », tandis que le p.-d.g. Marc Prikazsky devient président exécutif, en charge des « priorités stratégiques à long terme ». (Lire la suite dans Agrafil)
Le ministère américain de l’Agriculture (USDA) a revu à la hausse jeudi ses projections de stocks de fin de campagne pour le blé et le maïs à l’échelle mondiale en raison d’ajustements sur la production et la consommation, dans le cadre de son rapport mensuel Wasde.
Le ministre délégué chargé de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, a annoncé le 9 avril dans les Ardennes la préparation d’une circulaire sur la gestion des boues d’épuration, dans le cadre de la lutte contre les PFAS.
Les agriculteurs les plus en difficulté face à la hausse de leurs coûts (carburants, engrais...) liés à la guerre au Moyen-Orient pourront obtenir une prise en charge de leurs cotisations sociales, avec une enveloppe dédiée de 20 millions d’euros (M€), a annoncé le gouvernement le 9 avril à l'AFP.
Le colloque orge brassicole organisé par Arvalis à Arras le 9 avril a été l’occasion pour les professionnels du secteur de sonner l’alerte : la filière bière est sous pression, en raison d’une compétitivité en souffrance. (lire la suite dans Agra Fil)
Un troisième foyer de fourmis électriques a été détecté en mars dans le Var, le seul département français où cette espèce exotique envahissante particulièrement dangereuse pour la biodiversité est présente, a annoncé le préfet du Var le 9 avril. (lire la suite dans l’Agrafil)
En 2025, les émissions de gaz à effet de serre (GES) du secteur agricole ont diminué de 1,2 %, en raison de la baisse du cheptel bovin, tandis que la hausse des apports d’engrais entraîne une augmentation des émissions des cultures, indique le Citepa (pollution climatique) dans son baromètre 2025 publié le 8 avril. Elles s’établissent à 75 millions de tonnes de CO2 équivalentes (Mt CO2e), contre 76 Mt CO2e en 2024. Selon l’association, cette évolution reste « globalement en ligne » avec la trajectoire de la SNBC 3, publiée en décembre 2025 et dont l’adoption est prévue au printemps 2026.
Dans son exercice annuel de «revue de planification écologique» mené au second semestre 2025, et publié le 2 avril, le Secrétariat général à la planification écologique (SGPE) constate que les progrès du secteur agricole français ne sont pas bien alignés sur une majorité des objectifs fixés par le gouvernement. Sur les douze principaux thèmes traités, l'agriculture accuse un «écart significatif» pour trois d'entre eux (couverts végétaux, bio/HVE, légumineuses), et est «en risque» pour sept autres (engrais azotés, émissions des bâtiments et machines, pesticides, gestion de l'eau, haies, régimes alimentaires, souveraineté/résilience). L'agriculture est «en ligne» dans un seul domaine, la méthanisation. Et il est en avance sur l'«élevage durable», mais à cause d'une «décapitalisation trop rapide du cheptel bovin et non par l’amélioration des pratiques d’élevage.»
Dans un communiqué du 2 avril, Maïsadour annonce la cession de sa filiale gastronomique Comtesse du Barry à un « consortium d’entrepreneurs du Sud-Ouest, aux expertises complémentaires et profondément attachés au territoire ». Il s’agit de Pascal Lannebère et Jérôme Sarciat, propriétaires de la société D’Artigues Foie Gras (conserverie historique dans les Landes), de Jérôme Lassus, présenté comme un connaisseur de la commercialisation de produits du terroir, qui prend la direction générale, et d’Ariane Daguin, fondatrice de DArtagnan foods aux Etats-Unis.
À l'occasion de l'assemblée générale de la FNSEA le 2 avril, le président des Jeunes agriculteurs Pierrick Horel a indiqué qu'il ne briguera pas un second mandat. Il avait été élu président du syndicat en 2024, après quatre ans de mandats en tant que secrétaire général adjoint, puis secrétaire général national. « Il est à présent temps pour moi de me consacrer à de nouveaux projets plus personnels », a déclaré Pierrick Hortel. « Parce qu’un responsable syndical ne doit pas s’accrocher à un mandat. Il doit préparer la suite ».
À l'occasion de l'assemblée générale de la FNSEA, le 2 avril, la ministre de l'Agriculture Annie Genevard a indiqué sa position dans le dossier des reliquats d'aide à la conversion en agriculture biologique (Cab) pour 2025, 2026 et 2027, convoités par Bercy pour faire des économies. La ministre souhaite que la « majorité » du budget aille aux aides à l'investissement, et le reste aux zones intermédiaires et à la bio. Une position qui rejoint celle exprimée par le président de la FNSEA quelques minutes plus tôt : Arnaud Rousseau a plaidé pour un soutien à la bio, aux « zones intermédiaires et à faible potentiel via des dispositifs MAEC » et « surtout » vers « l'investissement dans les régions ». Les régions demandent également que 50 % des fonds reviennent aux aides à l'investissement.